INTERVIEW : François Kamano parle de sa CAN manquée, son transfert avorté à Torino…

Dans un entretien exclusif accordé à nos confrères de  FOOT 224, l’international guinéen François Kamano a parlé de certains sujets sensibles de sa jeune carrière tels son transfert raté à Torino, son moral en restant à Bordeaux, sa dernière CAN,

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FOOT 224 : On te retrouve après la Coupe d’Afrique des Nations 2019 et après le début de saison. Parlons de ce début de saison à Bordeaux où tu as retrouvé du temps de jeu. Tu recommences par exemple à être titulaire. Comme tu vis ce début de saison ?

F.Kamano : Plutôt pas mal. C’est vrai qu’au début c’était compliqué mais je pense que tout en train de se remettre dans l’ordre et je commence à avoir assez de temps de jeu. Donc je dirais plutôt que ça ne se passe pas mal.

 

FOOT 224 : On t’a découvert à un nouveau poste comme piston droit dans le schéma de ton coach. Comment tu arrives à t’adapter à ce poste qui demande plus de travail de défensif qu’offensif…

F.Kamano : Ce n’est pas évident. Il faut vraiment s’adapter parce que lui il me trouve bon à ce poste. Moi j’essaye de m’adapter et surtout d’avoir le maximum de temps jeu. Après le reste offensivement, je pense que ça va venir au fil du temps et après on verra la suite.

 

FOOT 224 : Jouer à ce poste ne risque pas d’altérer sur ton jeu offensif ?

F.Kamano : Ça joue un peu mais ça sera vraiment à moi de m’adapter au poste et faire la différence offensivement. Après je pense que tout devrait aller très bien parce que déjà au dernier match il y a eu quelques situations où je pouvais marquer. Après le gardien il a bien joué le coup. Donc je pense que ça sera à moi de vraiment bosser, de ne rien lâcher et d’aller surtout chercher la performance et surtout mes statistiques.

 

FOOT 224 : Aujourd’hui ça commence à aller bien pour toi en club. Mais le mercato a été très agité surtout pour toi parce que tu as attendu jusqu’au dernier moment avant de voir ce transfert du côté du Torino avorté. Comment tu as vécu tout cela ? Je rappelle que c’est la première fois qu’on va t’entendre parler sur cette histoire.

F.Kamano : Depuis le début du mercato je ne me suis pas exprimé là-dessus. J’étais serein, tranquille. Je pense que mes agents étaient là et ils faisaient le boulot. Mais je pense qu’il y a eu quelques complications. Tout ce qui est hors du terrain, ce n’est pas moi qui le gère (…) j’étais là et j’essayais d’être bon à l’entraînement et de rester pied sur terre.

 

FOOT 224 : Est-ce que c’est vrai tu voulais coûte que coûte partir ?

F.Kamano : Je voulais partir peut-être (…) Tout allait bien. Je pense que ce n’était pas le bon moment ou ce n’est pas la façon. Ce n’est pas la manière (…) Je ne voulais pas partir comme ça parce qu’après toutes ces trois années, je pense que tout se passait bien et partir comme ça comme un voleur ce n’était pas dans mes projets.

 

FOOT 224 : L’année dernière tu finis quand même meilleur buteur du club avec onze buts même si ta seconde moitié de saison n’était pas top à cause d’un mercato hivernal très agité pour toi. Est-ce que tu penses que Bordeaux a manqué de reconnaissance envers toi ?

F.Kamano : Je pense que tout cela est dû à mes performances. Après si je suis bon sur le terrain, ça suit derrière. Aujourd’hui, c’est à moi de rehausser mon niveau de jeu. Après tout ce qui est au niveau du club et des supporters va suivre derrière. C’est vrai que ces derniers temps il y a avait un peu de complication, mais tout cela est en train de se remettre dans l’ordre avec le temps de jeu que je commence à avoir au sein de l’équipe, je pense que ça devrait le faire. Aujourd’hui je joue à un poste où j’essaye d’apporter surtout défensivement et collectivement à l’équipe. Donc si le coach me trouve bon à ce poste, j’essaye de donner le maximum de moi-même.

 

FOOT 224 : Tu penses que tu as été déstabilisé psychologiquement et que cela a eu un impact sur tes performances ?

F.Kamano : Oui un peu. Après, je ne vais pas rester là-dessus. Un sportif de haut niveau, il y a des moments de ce genre qui arrive dans une carrière. Après il faut s’adapter, il faut savoir se relever et remettre tout à zéro et essayer d’avancer.

 

FOOT 224 : Quelles sont les perspectives pour toi aujourd’hui ?

F.Kamano : J’essaye de positiver les choses. De Bastia je suis à Bordeaux où j’ai fait trois saisons plutôt pas mal parce que j’ai toujours figuré parmi les meilleurs buteurs du club (…) Je dirais c’est un plus pour moi et là je continu à apprendre. Je sais qu’avec le temps et le travail, tout ira bien.

 

FOOT 224 : Parlant du syli national qui vit un nouveau départ avec un nouvel entraîneur qui se nomme Didier Six. Depuis son arrivée, vous avez eu des séances d’entraînements. Comment se sent le groupe aujourd’hui avec cette nouvelle ère qui comme à se dessiner ?

F.Kamano : Déjà je suis content d’être parmi les sélectionnés et de retrouver les coéquipiers. Par rapport au coach, je pense que tout se passe bien à l’entraînement. Il commence à prendre ses repères petit à petit. Tout se passe bien. A l’entraînement aujourd’hui (ndlr, vendredi 11 octobre 2019) on a essayé de mettre des choses en place qu’on va reproduire demain peut-être. Surtout il faudra gagner le match de demain (ndlr, amical contre Les Comores) et après on verra bien.

 

FOOT 224 : A la Coupe d’Afrique des Nations tu as été énormément critiqué. Comment tu as vécu cette période difficile ou tu as été vraiment affecté ?

F.Kamano : Ce n’était pas facile pour moi. Mentalement ce n’était pas évident mais après comme je te l’ai dit il y a des moments qui arrivent comme ça. J’ai essayé de gérer et de donner le maximum de moi-même. Mais cela n’a pas payé. On m’attendait beaucoup avec la saison à Bordeaux et les qualifications pour la CAN, on m’attendait vraiment à la CAN. Après ça s’est mal passé. Moi j’essaye de considérer cela comme un pas de recul pour mieux sauter. Aujourd’hui, j’essaye de tout donner. Après je n’ai rien perdu. Il ne faut pas oublier que l’année dernière on a commencé par les tours préliminaires et ça été long. Nous avons commencé au mois de juin et jusqu’au mois de juin quand nous avons joué la Coupe d’Afrique des Nations. Ce n’est pas facile de gérer tout cela comme la fatigue. Mais quand il n’y a pas de résultats on tape sur des joueurs comme moi. Aujourd’hui je suis conscient de tout cela. Je suis là pour encore me battre pour relever ce défi et je pense que j’ai une très belle opportunité avec ces deux matchs amicaux.

 

Source : Foot224.co

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