Le Directeur national de la culture recadre la sortie de Sow Baïlo

Dans une interview chez nos confrères de Guineenews dont un extrait a été sur Generations224.com, l’humoriste guinéen Sow Baïlo exprime sa déception sur la « misérable » condition de vie et même le sort que traversent certaines icônes de la culture guinéenne. 

Pour lui, les gloires méritent mieux : « je dirais que l’Etat ne s’occupe ni du secteur des arts moins celui des sports. C’est regrettable aujourd’hui de rappeler que le célèbre artiste émérite feu Sory Kandia Kouyaté, récipiendaire du disque d’or de l’académie Charles Cross est décédé pendant qu’il était encore en location à la SIG. Seule en Guinée on peut vivre de pareilles situations. J’ai vu Hadja Kadé Diawara à ses dernières heures vivre dans la détresse totale. J’ai aussi suivi le S.O.S à l’endroit de Jeanne Macauley, cette éminente artiste du temps même de feu Fodéba Keita ».

A cette sortie, le Directeur national de la culture Jean Baptiste Williams a apporté un démenti avec des précisions : « à tous les artistes de renom des premiers ensembles artistiques nationaux notamment, le Bembeya Jazz, l’ensemble instrumental, Balla et ses balladins, Kèlètigui et ses tambourinis, les Ballets africains et le Ballet Djoliba, le Président Ahmed Sékou Touré a gracieusementt offert une parcelle avec les titres fonciers et des matériaix de construction jusqu’aux feuilles de tôles ».

Et d’ajouter : « être dans une maison en location mais pris en charge par l’Etat, cela ne veut dire que tu es abandonné. Pour preuve, Sékouba Kandia loge dans une maison construite sur une parcelle offerte par le Président Ahmed Sékou Touré à son père Sory Kandia Kouyaté avec les matériaux de comstruction. Hamidou Diaouné premier chef d’orchestre venu en 1966, a construit a Gbessia, derrière la station Star. La plupart des artistes qui vivent dans la cité de la paillote, habitent dans des maisons appartenant à l’Etat ».

Selon les dires du Directeur national de la culture, après ce don du chef suprême de la révolution à ces gloires, il n’y a pas dix qui ont pu construire une maison et certains ont revendu les parcelles.

S’agissant des logements en location de certaines gloires, Jean Baptiste Williams a renchéri : « ils étaient des fonctionnaires et donc, ils habitaient dans les maisons de l’Etat. C’est le cas notamment de Kadé Diawara ».

Pour finir, le Directeur national de la culture a insisté sur le fait que les arts constituent depuis 1984, une profession libérale. Donc « il faut qu’il y ait un minimum de reconnaissance des actes posés par la première République », a-t-il conclu.

Alpha Camara

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